Bien dans ma tête, bien dans mon corps
Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes?
Sous-alimentation et Performance
Vous vous entraînez régulièrement, vous faites attention à votre alimentation, et pourtant… les résultats tardent à venir. Vos gains de force stagnent, votre énergie s’effrite, et votre motivation s’essouffle. Le problème n’est peut-être pas que vous n’en faites pas assez, mais plutôt que vous ne mangez pas assez.
Le nutritionniste Rob Hobson met en lumière un phénomène encore trop méconnu : le déficit énergétique relatif (Low Energy Availability ou LEA). Loin d’être réservé aux athlètes de haut niveau, ce déséquilibre touche de nombreuses femmes actives qui, sans le savoir, freinent leurs propres progrès en sous-alimentant leur corps.
1. Qu’est-ce que la sous-alimentation relative ?
La sous-alimentation n’est pas forcément synonyme de régime draconien. Il s’agit plutôt d’un décalage entre l’énergie dépensée et l’énergie apportée par l’alimentation.
Pour les femmes actives, cela se manifeste souvent ainsi :
- Des repas trop légers, surtout en début de journée
- Une priorité donnée aux protéines au détriment des glucides
- Des collations sautées
- Une intensité d’entraînement soutenue sans ajustement nutritionnel
Résultat : le corps ne reçoit pas les nutriments nécessaires pour récupérer, se reconstruire et progresser.
2. Les signes d’alerte à ne pas ignorer
Comment savoir si vous êtes en situation de LEA ? Voici les signaux d’alarme :
- Stagnation des performances malgré l’assiduité
- Baisse d’énergie, surtout en journée
- Récupération lente après l’effort
- Troubles du cycle menstruel ou aménorrhée
- Perte de motivation progressive
- Fragilité osseuse et blessures à répétition
- Troubles du sommeil et de l’humeur
Comme le souligne Rob Hobson : « Quand le carburant est insuffisant, cela affecte l’humeur, la santé osseuse, les hormones, l’immunité et la fonction menstruelle. »
3. Pourquoi les protéines ne suffisent pas
Beaucoup de femmes actives augmentent leur apport en protéines tout en réduisant les glucides. Grave erreur !
Les protéines sont essentielles pour la réparation musculaire, mais elles ne peuvent pas compenser un manque global de calories. Sans glucides en quantité suffisante :
- Les réserves de glycogène s’épuisent
- La performance en pâtit
- Le corps puise dans les muscles pour trouver de l’énergie
- La récupération est compromise
L’idéal ? Privilégier la densité nutritionnelle : des aliments riches en nutriments essentiels (vitamines, minéraux, protéines) tout en fournissant suffisamment de calories.
4. La nutrition autour de l’entraînement : un levier sous-estimé
Le timing des repas joue un rôle crucial. L’entraînement sollicite les tissus musculaires et les systèmes énergétiques. Pour optimiser la réponse du corps :
- Avant l’entraînement : un repas ou une collation pour soutenir la performance et limiter le stress métabolique
- Après l’entraînement : une combinaison de protéines et glucides pour favoriser la récupération et la reconstruction musculaire
- Tout au long de la journée : des repas équilibrés et réguliers pour maintenir les niveaux d’énergie
Il ne s’agit pas de manger plus pour manger plus, mais de manger intelligemment pour soutenir votre activité.
5. Le facteur hormonal chez les femmes
Les femmes sont particulièrement sensibles au déficit énergétique, notamment en raison de :
- La sensibilité hormonale : le corps féminin réagit rapidement au manque d’énergie en ralentissant certaines fonctions (reproduction, métabolisme)
- Le cycle menstruel : les besoins énergétiques varient selon les phases du cycle
- Le risque accru de troubles osseux et immunitaires en cas de sous-alimentation prolongée
Pour les femmes qui s’entraînent intensément, l’équilibre nutritionnel n’est pas un luxe : c’est une nécessité.
6. Changer de paradigme : de « faire plus » à « nourrir mieux »
La clé du progrès ne réside pas toujours dans l’intensification de l’entraînement. Parfois, il suffit de :
Ralentir légèrement l’intensité tout en améliorant la qualité nutritionnelle pour débloquer des gains de force spectaculaires.
Comme le résume Rob Hobson : « Réduire légèrement l’intensité de l’exercice tout en se nourrissant mieux conduit fréquemment à de meilleurs gains de force. »
Cela peut sembler contre-intuitif, mais donner à votre corps ce dont il a besoin pour fonctionner est la meilleure stratégie à long terme.
Écoutez votre corps, nourrissez vos objectifs
La sous-alimentation n’est pas toujours évidente à détecter. Elle s’installe progressivement, subtilement, jusqu’à ce que les signaux deviennent impossibles à ignorer.
Si vous stagnez malgré vos efforts, posez-vous cette question : est-ce que je donne à mon corps l’énergie dont il a besoin pour performer ?
Votre prochain pas : Faites le point sur votre alimentation autour de l’entraînement. Notez vos repas sur une semaine et évaluez s’ils sont à la hauteur de votre niveau d’activité. Si besoin, consultez un nutritionniste spécialisé en sport.
Votre corps est votre meilleur allié. Nourrissez-le correctement, et il vous le rendra au centuple.